Le marché du travail tbilissien combine les salaires les plus élevés du pays et un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. La capitale absorbe l'essentiel de l'emploi salarié géorgien.
Le chômage géorgien s'établissait à 13,9 % en 2025 et à 13,8 % au deuxième trimestre 2026. Tbilissi affichait pour sa part 17,5 % en 2025, soit le taux le plus élevé des régions du pays. Ce paradoxe tient à la mesure statistique, l'agriculture de subsistance des zones rurales étant comptée comme emploi. Les 15-19 ans connaissaient un taux de 39 % en 2025.
Le salaire mensuel moyen géorgien atteignait 2 389,3 laris au deuxième trimestre 2026, en hausse de 8 % sur un an. Tbilissi dépassait 2 580 laris dès 2024, contre 1 060 laris en Ratcha-Letchkhoumi, la région la moins payée. L'écart entre branches reste marqué, l'information et la communication culminant à 4 400 laris et les activités financières à 4 074 laris. Les femmes percevaient en moyenne 1 927 laris contre 2 856 laris pour les hommes.
Les sociétés informatiques et les centres de services partagés de la capitale versent des rémunérations proches de 7 000 laris dans la programmation en 2025. Les opérateurs d'externalisation recrutent surtout des profils anglophones et russophones.
Environ 37 % des actifs géorgiens occupaient un emploi informel en 2022. Le phénomène touche la quasi-totalité de l'agriculture et près des deux tiers de la construction, secteur très présent à Tbilissi. Il décroît avec la taille des entreprises et le niveau de diplôme.
Le salaire minimum légal du secteur privé s'élève à 20 laris par mois, inchangé depuis juin 1999 et devenu symbolique. Le secteur public applique 115 laris. Le code du travail fixe la durée normale à 40 heures hebdomadaires et encadre, depuis la réforme de 2020, le travail de nuit, les congés et le licenciement.
La Géorgie ne distinguait pas, jusqu'en 2026, permis de travail et titre de séjour. Une résolution entrée en vigueur le 1er mars 2026 impose désormais un droit au travail aux salariés étrangers comme aux indépendants. L'employeur doit publier l'offre pendant dix jours ouvrés sur le portail public de l'emploi, sauf pour les sociétés à statut international, les jeunes pousses innovantes et les postes rémunérés au-delà de 15 000 laris mensuels. L'exercice sans autorisation expose à une amende de 2 000 laris.
L'émigration vers l'Union européenne demeure une soupape importante. L'Italie, l'Allemagne et la Grèce comptent parmi les principales destinations, avec les États-Unis et Israël. Les transferts des migrants ont culminé autour de trois milliards de dollars en 2021 et 2022, avant de refluer avec la baisse des envois depuis la Russie.