Le réseau urbain de la capitale géorgienne réunit deux lignes de métro, un parc d'autobus renouvelé et des remontées mécaniques, autour d'un titre unique valable quatre-vingt-dix minutes.
Ouvert le 11 janvier 1966, quatrième réseau souterrain d'Union soviétique, le métro compte deux lignes et vingt-trois stations. La ligne 1 relie Varketili à Akhmeteli Theatre, la ligne 2 dessert Saburtalo. Dix-sept stations se situent en profondeur et quatre près de la surface. Roustavéli, la plus enfouie, se trouve à soixante mètres sous la rue, au bout d'un escalier mécanique de cent vingt mètres. Les rames circulent d'environ six heures à minuit, à des intervalles de deux minutes et demie aux heures de pointe, pour un trafic proche de 450 000 voyages quotidiens.
Une commande de 111 voitures au constructeur chinois CRRC remplace les rames soviétiques, avec un achèvement visé en 2029. Une étude lancée début 2025 porte sur 5,2 kilomètres d'allongement de la ligne 1, vers Gldani et vers Varketili, et sur deux stations neuves.
La municipalité a remplacé depuis 2016 l'essentiel de son parc par des autobus climatisés, équipés de prises de recharge et de rampes, en service de sept heures à minuit. Les trois mille minibus jaunes des années 2010 ont cédé la place à un millier de véhicules plus grands. Les marchroutkas subsistent surtout sur les liaisons régionales, au départ de Didoubé, de Samgori et d'Ortatchala.
Le téléphérique de Rike à Narikala franchit la Koura et sert de raccourci vers la vieille ville, pour 2,5 laris. Le funiculaire du Mtatsminda, facturé 12 laris, relève d'une billettique distincte.
Le trajet vaut 1 lari et ouvre quatre-vingt-dix minutes de correspondances illimitées entre métro, autobus et minibus. La carte Metromoney, vendue 2 laris de caution, se recharge aux bornes, la carte bancaire sans contact étant acceptée aux valideurs. Les abonnements valent 3 laris la journée, 20 la semaine et 40 le mois. Les espèces n'ont plus cours à bord.
Bolt, Yandex Go et Maxim dominent la réservation, le prix étant affiché avant la course. Un trajet court revenait à 4 ou 7 laris en 2026 et une liaison depuis l'aéroport à 15 ou 25 laris. Les voitures hélées dans la rue n'ont pas de compteur.
Les transports collectifs assurent 49 % des déplacements et la marche 28 %, contre 20 % pour la voiture. Le réseau cyclable, récent et discontinu, relève du plan de mobilité durable adopté en 2023. Les pentes, les trottoirs occupés par le stationnement et les rampes manquantes limitent le vélo comme les déplacements en fauteuil, seuls les autobus récents offrant un accès de plain-pied.