La Géorgie applique l'un des régimes d'entrée les plus ouverts de la région, avec un séjour sans visa d'une année pour les ressortissants de très nombreux pays, assorti depuis 2026 d'une obligation d'assurance.
Les ressortissants français, belges, suisses et canadiens, comme ceux de l'ensemble de l'Union européenne et d'une centaine d'autres États, entrent sans visa et peuvent demeurer 365 jours consécutifs. Ce régime, fixé par ordonnance gouvernementale, couvre le tourisme, les affaires, les études et le travail. Une sortie suivie d'une nouvelle entrée ouvre une nouvelle période d'un an, pratique courante mais laissée à l'appréciation des gardes-frontières. Au-delà d'un an, un visa de long séjour et un permis de résidence de l'Agence de développement des services publics deviennent nécessaires.
Le passeport en cours de validité reste le document de référence. La Géorgie admet également la carte nationale d'identité sécurisée pour les ressortissants de l'Union européenne, dont les Français. Les cartes françaises délivrées entre 2004 et 2013, prolongées de cinq ans sans modification de la date imprimée, donnent toutefois lieu à des difficultés au contrôle.
Depuis le 1er janvier 2026, tout ressortissant étranger doit présenter à l'entrée une assurance maladie et accident valable pour la durée du séjour, avec une couverture minimale de 30 000 laris, soit environ 9 500 euros. L'attestation est exigée en anglais ou en géorgien. Les gardes-frontières peuvent aussi demander une preuve de ressources, une réservation d'hébergement et un billet de retour.
Les nationalités non dispensées passent par le portail officiel de visa électronique, qui délivre un titre de court séjour de 30 jours sur 120 ou de 90 jours sur 180. Le coût avoisine vingt dollars augmentés de frais de service, pour un délai d'au moins cinq jours ouvrés.
Les franchises portent sur des quantités limitées d'alcool et de tabac et sur une valeur plafonnée de marchandises personnelles, variable selon le mode d'arrivée. Les sommes transportées au-delà du montant fixé par la réglementation douanière font l'objet d'une déclaration écrite, à l'entrée comme à la sortie. Les médicaments contenant des opiacés ou des benzodiazépines supposent une ordonnance et un certificat médical traduits en anglais, pour un mois de traitement au plus.
L'entrée d'un chien ou d'un chat suppose une puce électronique, une vaccination antirabique valide et un certificat vétérinaire international établi peu avant le départ.
Les autorités géorgiennes considèrent l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des territoires occupés, et une entrée effectuée depuis la Russie constitue une infraction à la loi géorgienne, passible de poursuites. Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille ces deux régions ainsi que leurs abords immédiats.