La position centrale de Tbilissi place plusieurs sites majeurs de Géorgie à moins de trois heures de route. La forteresse de Narikala, souvent citée parmi les excursions, se trouve en réalité à l'intérieur même de la ville et relève d'une visite urbaine.
Ancienne capitale du royaume d'Ibérie, Mtskheta se situe à 25 kilomètres au nord-ouest, soit une trentaine de minutes par la route. Des marchroutkas partent de la gare routière de Didoubé à intervalles rapprochés pour un ou deux laris. La cathédrale Svétitskhovéli, bâtie au XIe siècle sur un lieu de culte consacré depuis la christianisation du pays au IVe siècle, et le monastère de Djvari, élevé au VIe siècle sur le promontoire qui domine la rencontre de l'Aragvi et de la Mtkvari, figurent parmi les monuments historiques de Mtskheta inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le couvent de Samtavro, à quelques minutes de marche de la cathédrale, abrite les tombes du roi Mirian et de la reine Nana.
Le grand réservoir situé au nord-est de la ville, appelé mer de Tbilissi ou lac de Tbilissi, couvre 11,6 kilomètres carrés et a été mis en eau en 1953. Ses rives accueillent des plages aménagées et des restaurants, à un quart d'heure de voiture des quartiers de la rive gauche. Le parc national de Tbilissi, créé en 1973 à partir de la réserve de Saguramo fondée en 1946, s'étend sur le versant de la chaîne de Saguramo au nord de la ville et propose des sentiers forestiers balisés de quelques heures.
Gori se trouve à 82 kilomètres à l'ouest, à environ une heure trente par la route ou par le train. La forteresse de Goristsikhé couronne une butte au centre de la ville et le musée consacré à Staline, né sur place en 1878, conserve son wagon blindé. À une quinzaine de kilomètres de là, la cité troglodyte d'Ouplistsikhé, taillée dans le grès au premier millénaire avant notre ère, aligne environ cent cinquante cavités, dont une salle à colonnes et une basilique.
Sighnaghi domine la vallée de l'Alazani à 110 kilomètres à l'est, soit environ deux heures par marchroutka au départ de la gare routière de Samgori. Ses remparts se développent sur 4,5 kilomètres, percés de six portes et flanqués de vingt-trois tours. Le monastère de Bodbé, à deux kilomètres, conserve le tombeau de sainte Nino. La région constitue le premier vignoble du pays et la vinification en jarres de terre enterrées, les qvevris, figure au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.
Le complexe monastique de David Garedja occupe une crête semi-désertique à une centaine de kilomètres au sud-est, soit une heure trente à deux heures de trajet. Le monastère bas de la Lavra reste ouvert aux visiteurs. Le sentier qui mène aux cellules rupestres d'Oudabno, situées sur une ligne frontalière non délimitée entre la Géorgie et l'Azerbaïdjan, demeure fermé depuis les tensions de 2019 et les gardes-frontières en interdisent l'accès.
La route militaire géorgienne franchit le Grand Caucase vers le nord. Elle longe le réservoir de Jinvali et passe au pied de la forteresse d'Ananouri, ensemble fortifié des XVIe et XVIIe siècles avec ses deux églises. Stepantsminda, ancienne Kazbegi, se trouve au terme de 158 kilomètres et de deux heures trente à trois heures de route. L'église de la Trinité de Guerguéti se dresse à 2 170 mètres d'altitude face au mont Kazbek.
Bordjomi se niche dans la gorge de la Koura à 152 kilomètres à l'ouest, environ deux heures par la route et davantage par le train. La station doit sa notoriété à son eau minérale bicarbonatée, accessible gratuitement aux fontaines du parc Romanov. Le parc national de Bordjomi-Kharagaouli, qui couvre 76 000 hectares de forêts, constitue le plus vaste du pays.