Tbilissi concentre la plus grande partie de l'université géorgienne. Sur les 64 établissements d'enseignement supérieur recensés en 2025-2026, dont 19 publics, un peu moins des deux tiers se trouvent dans la capitale, qui accueille l'essentiel des 195 400 étudiants du pays.
Les grands établissements publics de la ville rassemblent la majorité des effectifs nationaux et concentrent l'essentiel de la recherche universitaire géorgienne.
Fondée en 1918, la première université du Caucase compte plus de 23 500 étudiants répartis en sept facultés, des sciences exactes au droit et à la médecine. Son bâtiment principal de l'avenue Tchavtchavadzé, dans le quartier de Vaké, reste un repère de la vie étudiante tbilissienne.
L'université technique de Géorgie, née en 1922 d'une faculté polytechnique détachée de l'université d'État, forme environ 22 000 étudiants dans onze facultés, de l'énergie à l'architecture et à l'informatique. L'université d'État de médecine de Tbilissi, héritière de la faculté de médecine de 1918, demeure le premier établissement médical du pays et le plus internationalisé.
L'université libre de Tbilissi, créée en 2007 par Kakha Bendoukidzé, partage son campus avec l'université agraire de Géorgie et regroupe sept écoles, parmi lesquelles les relations internationales, le droit et l'informatique. L'université Ilia, issue en 2006 de la fusion de six institutions, réunit environ 16 000 étudiants et une vingtaine de centres de recherche. Le conservatoire d'État, ouvert en 1917, forme quelque 400 musiciens, tandis que l'académie d'État des beaux-arts, fondée en 1922, occupe un hôtel particulier du milieu du dix-neuvième siècle aux décors qadjars.
Le pays comptait 44 400 étudiants étrangers en 2025-2026, en hausse de près de 20 % sur un an. Plus de neuf sur dix suivent un cursus médical dispensé en anglais, et les ressortissants indiens forment plus de la moitié de cet effectif, avec 16 357 inscrits en 2024. La proportion atteignait 45 % des étudiants à l'université d'État de médecine. En décembre 2025, le gouvernement a annoncé la fin des admissions d'étudiants étrangers dans les universités d'État, qui redirige ces candidatures vers les établissements privés.
La Géorgie a rejoint le processus de Bologne en 2005. Les cursus s'organisent en trois cycles, une licence de quatre ans valant 240 crédits, un master de deux ans et un doctorat, la médecine suivant un programme intégré plus long. Les droits d'inscription annuels s'échelonnent de 2 250 laris dans les filières d'État classiques à plusieurs milliers de laris dans les programmes privés et médicaux anglophones. Les examens nationaux unifiés déterminent l'accès et l'attribution des bourses d'État, versées directement aux établissements et plafonnées à 2 250 laris par an, selon des taux de couverture totale ou partielle.